MA PETITE MAISON
Ma petite maison,
Cachée là, dans les taillis,
N'a pas encore très bien compris
Son abandon.
Et, triste, elle a penché,
Aidée par le vent méchant,
Son petit toit et son auvent,
Sa cheminée.
Vermoulus, ses volets
Brisés sont sortis de leurs gonds
Et doucement posent leur front
Sur les murets.
Ma petite maison
A vu tomber ses fenêtres
Par lesquelles on voyait paître
Les blancs moutons.
Tracés sur les côtés,
Ses beaux jardins, ses pelouses
Où l'ortie repousse
Sont délaissés.
Sa vieille fontaine
Où flottait le tendre cresson
Ne chante plus sous le buisson
De marjolaine.
Ses tuiles sont tombées,
Fatiguées des coups du vent
En laissant voir les trous béants
Du toit percé.
Mon vieux lit de chêne
Désarticulé par le temps
N'accueille plus les amants,
La châtelaine.
Ma petite maison
N'a pas encore très bien compris
Que lorsque mon amour a fui
J'ai perdu la raison.
Ma petite maison,
Cachée là, dans les taillis,
N'a pas encore très bien compris
Son abandon.
Et, triste, elle a penché,
Aidée par le vent méchant,
Son petit toit et son auvent,
Sa cheminée.
Vermoulus, ses volets
Brisés sont sortis de leurs gonds
Et doucement posent leur front
Sur les murets.
Ma petite maison
A vu tomber ses fenêtres
Par lesquelles on voyait paître
Les blancs moutons.
Tracés sur les côtés,
Ses beaux jardins, ses pelouses
Où l'ortie repousse
Sont délaissés.
Sa vieille fontaine
Où flottait le tendre cresson
Ne chante plus sous le buisson
De marjolaine.
Ses tuiles sont tombées,
Fatiguées des coups du vent
En laissant voir les trous béants
Du toit percé.
Mon vieux lit de chêne
Désarticulé par le temps
N'accueille plus les amants,
La châtelaine.
Ma petite maison
N'a pas encore très bien compris
Que lorsque mon amour a fui
J'ai perdu la raison.